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Wednesday 23 december 2009 3 23 /12 /Dec /2009 21:46
By vanity
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Tuesday 18 august 2009 2 18 /08 /Aug /2009 19:30

Je vais m’attaquer à un petit morceau de mon existence qui se prolonge encore maintenant et qui me perturbe.


ORIENTATION SEXUELLE


Où est-ce que je me trouve ? J’ai parfois des penchants pour les femmes, parfois un penchant pour les hommes. Bien qu’il m’arrive moins souvent de désirer un homme plutôt qu’une femme, cela m’arrive…….comme aujourd’hui.


Des images apparaissent, m’envahissent, je me laisse aller et n’ai que des flashes pornographiques. Je tente de lutter et tout devient pire. Hommes, femmes se bousculent. En un jour comme celui-ci, pour des raisons incertaines, je désire plus que n’importe quel autre jour. Je dois cesser tout ça.


Je juge souvent mes expressions, certains de mes mouvements comme « comparables » à ceux d’une femme. Même ma voix changeante, mon ton me perturbe à lui seul. Ce qui me perturbe véritablement, ce sont toutes ces définitions auxquelles je me suis accroché, toutes ces illusions, tous ces clichés, toutes ces paroles, tous ces médias autour de moi……. et ma peur de correspondre moi-même à la définition d’homosexuel alors que je m’accroche à toutes ces choses, à tout ce savoir que j’ai accumulé. Je ne m’exprime plus comme qui je suis. En ce moment, je ne suis rien d’autre qu’une putain d’image de moi-même. La passion m’a déserté, je suis lourd et attaché ma propre image. Je suis un mensonge.


Je me suis acheté une chemise. De là où je la voyais, elle était rouge, et l’est resté jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui, sa teinte était devenue rose, aujourd’hui j’étais tout rosé – plus de rouge – juste du rose. Encore une définition. Porter du rose signifie être homosexuel pour moi. De même que mes mouvements, ma voix, mon expression que je juge : JE PORTE DU ROSE !!


Ce serait tellement simple s’il ne s’agissait que d’apparences, de clichés, d’image de moi face aux autres. Mais la peur de l’apparence, de l’appartenance à un groupe par l’apparence a comme origine ce qui existe en moi, ce que j’ai vécu, ce que j’ai accepté et voulu fuir : mon passé d’homosexuel. Ou comme j’avais plaisir à le dire, ma bisexualité.


Cette bisexualité - comme quelque sexualité que ce soit - fut vécue dans mon esprit uniquement. Alors que je tentais de refermer mon étreinte sur un ami, alors que je tentais de le garder, de le posséder au moment où je le voyais déjà disparaître, mon ami, loin de moi. Un ami « précieux » : le gardien de mon image, la projection de moi-même, du moins, ce que j’ai projeté de moi-même, ce que je croyais « bon » en moi, et aussi ce que j’avais peur de perdre. Cet ami avait été un tel investissement que je ne me permettrais de le perdre en aucune façon. Dément comme je l’étais, possessif et obsédé, je me suis donc lancé dans cette simple idée : je suis amoureux de lui.


Il a été relativement aisé de me conditionner moi-même à l’homosexualité : il m’a suffit d’entretenir des images particulières et de mêler un sentiment d’ « amour », une « profondeur » dans tout ce que je ressentais, et alors la « magie » est née, je me suis transformé. Durant ce temps (je devais avoir dix-sept ans lorsque j’ai commencé ce délire), j’ai donc créé des situations, des scénarios, me remplissant de ce que je croyais être de l’ « amour », le mot-masque à mon propre délire de possession. Oui car, maintenant, il connaissait quelqu’un. Et dans ma colère et ma hargne, j’ai  du tout faire pour le garder – pour préserver cette projection de moi-même, ce que je pensais « bon » en moi.


C’est ainsi que j’ai développé ce monde, que j’ai pu avoir un autre goût d’une projection irréelle, illusoire, mensongère, sans aucun rapport avec la réalité. A partir de cette expérience, j’ai voulu passer à l’acte, j’ai voulu que cette illusion se concrétise. Mais les illusions, l’imaginaire ne devient jamais réel. Ce n’est qu’une projection. Ainsi, j’ai tenté une expérience avec un homme. Je rigolais durant ces rapports sexuels : je trouvais cela tout bonnement ridicule. Dans tout ce que je m’imaginais, je n’ai rien trouvé qui ne me satisfasse. Tout cela était ridicule.


J’ai mentionné le terme « bisexualité » car je n’étais pas passé d’un autre côté. Bien que certains fantasmes fussent de nature homosexuelle, la contrepartie hétérosexuelle était toujours bien là. MAIS TOUS CES PUTAINS DE FANTASMES DOIVENT CESSER, BORDEL ! TOUT !!!


Ainsi, alors que je me surprends à avoir des fantasmes gays, je me juge, me condamne, reconnaît ce qu’on dit de moi à ce sujet : je suis une pédale. Et dans ces moments, j’acquiesce. Dans ces moments j’accepte tout. Et me vide de ma substance : j’abdique de moi-même.


Et puis je suis plongé dans des fantasmes hétérosexuels où je retrouve les vieux clichés mâles : comportement quasi-machistes, envie de « venir en aide », « je t’aime bien tu sais », mensonges, mensonges et toujours mensonges. Et  abdique de moi-même alors que je vends ma propre image.

J’ai ai marre de tout ça. J’en ai marre de tout accepter, de me projeter, de désirer l’autre ou l’une. Tellement de clichés existent en moi, d’images qui me disent qui je suis. C’est infernal. C’est stupide.

Et aussi tellement insignifiant !!


-----------------------------------------------------------


Je me pardonne de m’être permis de me définir en tant qu’homosexuel alors que je porte une couleur particulière telle que le rose au lieu de réaliser qu’une couleur ne fait pas de moi qui je suis mais que moi-même décide de, suis qui je suis comme je m’exprime dans l’instant.

Je me pardonne de m’être permis d’accepter de me définir en fonction d’images que j’ai perçues dans des films, dans différents scénarios, fortifiées par les croyances personnelles de chacun autour de moi, croyances qui ne sont elles-mêmes que des images trouvant probablement source dans les dires de médias que j’ai moi-même acceptés comme croyance à mon sujet.

Je me pardonne de m’être permis d’accepter d’être défini par des images qui existent à l’extérieur de moi-même, par des croyances comme « le rose est une couleur de PD », et de me définir ainsi par ce que je perçois dans mon entourage plutôt que de RESTER ICI DANS LE SOUFFLE A CHAQUE INSTANT et réaliser que ce ne sont que de simples projections, des mirages de moi-même.

Je me pardonne de m’être permis de croire ce que l’on me dit plutôt que d’avoir confiance en moi-même à chaque instant.

Je me pardonne de m’être permis de me définir comme homosexuel alors que j’ai créé un monde de culs et de bites dans un but particulier : me convaincre que j’aimais, que je ferais n’importe quoi pour garder mon ami, quitte à abandonner une partie de moi-même juste pour assurer la permanence de ma propriété – quitte à devenir une complète croyance, une simple image.

Je me pardonne de m’être permis de vouloir posséder quelqu’un.

Je me pardonne de m’être permis de vouloir exister à travers quelqu’un.

Je me pardonne de m’être permis de me vendre à quelqu’un plutôt que de tout stopper, toute dépendance dans ce moment de mon existence.

Je me pardonne de m’être permis  de   définir mon homosexualité en tant que la possession d’une personne.

Je me pardonne de m’être permis de me définir en tant qu’homosexuel, en tant que le désir de posséder une personne.

Je me pardonne de m’être permis d’avoir eu peur de n’être plus rien sans lui et de prendre le label d’homosexuel dont la définition est la peur de la perte, la peur de perdre la projection de moi-même, l’investissement, la banque de données que j’ai sauvegardée en lui, du moins, tout ce que je croyais réel sur moi = homosexualité/bisexualité en tant que peur de perdre mes propres illusions.

Je me pardonne de m’être permis de me définir en tant qu’homosexuel alors qu’en moi existent des fantasmes homosexuels plutôt que de réaliser que je ne suis pas mes pensées, que je ne suis pas mon esprit, mais que mon esprit est mon passé et rien d’autre en tant que ce que accepté et permis de devenir : la manifestation de la peur de la perte.

Je me pardonne de m’être permis d’assimiler un savoir que j’ai de moi-même, d’être l’esprit – acceptations et permissions, choix, pensées, émotions, sentiments, jugements – et de m’observer moi-même par les yeux du passé, par les yeux de l’esprit plutôt que de vivre qui je suis à chaque instant comme l’expression de moi-même qui n’a aucune limite.

Je me pardonne de m’être permis de juger la tonalité de ma voix en fonction de ce savoir, de mon esprit comme appartenant au genre homosexuel.

Je me pardonne de m’être permis de juger mes gestes, mon comportement en fonction de ce savoir, de mon esprit, comme appartenant au genre homosexuel.

Je me pardonne de m’être permis de me blâmer d’être qui je suis, de me condamner lorsque je juge mon expression, lorsque je juge qui je suis maintenant comme répondant à une définition qui n’existe que par mon propre passé – mes propres permissions et acceptations – au lieu de réaliser que je suis qui je suis ici, je ne suis pas mon passé.


Doit être réalisé : les yeux du passé ne peuvent définir ce qui existe dans le présent. Alors que je pose une définition, moi en tant passé, je surimpose ma propre expérience sur ce qui se déroule dans l’instant. En cela ne peuvent exister que jugements, que comparaisons, me mouvant toujours selon un point de référence, dans la périphérie d’un point de référence particulier qui est mon passé – jamais moi ici. Dans ces jugements, dans ces comparaisons, je tente d’avancer, de progresser, d’ « évoluer » - évolution ayant comme base mon propre passé. L’évolution n’existe pas. Le changement ne peut exister dans le passé/par l’esprit car l’esprit interprète et tue le présent. L’esprit ne tend qu’à la préservation de lui-même – de moi comme définition. Adieu passé !


Je me pardonne de m’être permis d’être le passé.

Je me pardonne de m’être permis d’être une pensée homosexuelle, d’être ma propre définition d’homosexuel dans ce que je crois être un homosexuel.


Comment ai-je vu un homosexuel ? Comment l’ai-je catégorisé ?


Je me pardonne de m’être permis de croire qu’un homme ayant une voix douce et rassurante était un homosexuel et qu’un homme à la voix dure et assurée était un hétérosexuel.

Je me pardonne de ne pas m’être permis de m’accepter moi-même, de ne pas avoir accepté ma voix et ma présence en tant que qui je suis dans l’instant.

Je me pardonne de m’être permis de croire qu’un homme exprimant, affichant ses émotions était un homosexuel et qu’un homme cachant ses émotions était hétérosexuel.

Je me pardonne de ne pas m’être permis d’afficher, de partager mes émotions – pas mes émotions – de m’exprimer comme qui je suis en tant que l’expression inconditionnelle de moi-même à chaque instant.

Je me pardonne de ne pas m’être permis d’être simplement moi-même. Simple.


Je me pardonne de m’être permis d’être réactif alors que l’on me définit comme gay au lieu d’accepter mon expression inconditionnelle et de stopper cette image quand j’en ai l’occasion. Tant pis si cela ne plaît pas, tant pis si cela répond à votre propre définition d’homosexualité. Cette définition n’est pas moi et jamais ne le sera.


Je me pardonne de m’être permis d’accepter de vouloir « convenir » à autrui pour échapper à ce que j’ai moi-même cru de moi-même pendant quelques instants.

Je me pardonne de m’être permis de devenir ce que je perçois de l’extérieur de moi-même et de m’effacer aux dépends de perceptions extérieures – dans les mots d’autrui, au mépris de qui je suis réellement et au profit de mes propres croyances/mon esprit/mon passé.


Je suis qui je suis.

J’accepte qui je suis comme l’expression inconditionnelle de qui je suis réellement.

Je suis mon expression, je m’exprime comme moi-même, Egal à et Un avec moi-même. Mon expression n’est pas dépendante de définitions, n’est pas une projection de moi, n’est pas un désir de plaire : c’est moi à chaque instant.


Je suis ICI.

By vanity - Posted in: en Français
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Sunday 7 june 2009 7 07 /06 /Jun /2009 23:29
Are these ejaculations I have when I am sleeping connected directly to what I see when dreaming ? It happens suddenly, after a moment. Brutally a porn picture appears, nothing in common with what I experience during that dream. Nothing that I can see. Rather strange.
As I remember now, the two times (maybe more) I ejaculated when dreaming, I was drinking alcohol before (sometimes smoking pot), a glass appearing suddenly near to me.

I remember when I was younger that I had dreams about smoking a cigaret, about having that experience, which was taboo because of my parents. For the joints, I had dreams too.
Can I say that I wan't to smoke or drink again ? Without hesitation, I do not want these experiences, because my attention is diverted, expressing myself as images, self-dishonestly. Accepting shit inside myself and allowing shit inside others.
Why did I use to take drugs ? Because I wanted to escape from something I didn't accept within myself, causing even more troubles and illusions, justifications. Because of a desire to have relationships, which were quasi-unexistent at that age, like I mentionned on my blog already. Illusions only.

ESCAPE here is the MASTER WORD.

I just watched again now the video about "The Design of Dream", or something like that. Indeed, I switched from place to place, at the beginning. There was a supermarket, a church and a library, and a tram. There was that person I used to call a friend when I was in primary school......I have some flashes now, not distinct... damn ! I will take the habit to note all these stuffs...it's vapor !
So he was with me. Corentin is his name. We didn't talk to each other all along the "way" we were going through. His expression was that expression he has on a photograph I have from one school trip : he seemed annoyed by my presence (I was about to write he "was" = regrets ?). He was dressed in black.
Both arrived in front of the church, he continued walking his way alone, and I had that drink waiting for me on a table. I realized after two sips that it was alcohol, and that I didn't use to drink it anymore. So I put the glass back on the table. And I had regret 'cause drank it.
Later, I was in a tram, alone with another person. That person annouced the death of someone I didn't know and showed me the bag containing presumably the corpse.
The last part was in the library where I was looking for music scores. A very small library.
I cannot remember futhermore.
After that, brutally, without expectation or annoucement, a naked woman appeared for five seconds, and then it was done.

Specific point I can see :
- I have some regrets about pretending to have a friend and to be like glue with him, having the impression to bother him by my only presence.
- The fact he wore a black pull. I was the one wearing black pull at 16/17 often, and never saw him wearing that.

I was really sad because he left me. I was very sad because it seems that I annoyed him.
I had regrets about how I was with him all along.

A question comes : what if he WAS me ? What if I saw myself within another one ? I don't remember seeing my own face in this dream after all.

Points of self-forgiveness uncovered...

#IT IS ME EXPERIENCING MYSELF AND SEEING CORENTIN#
#I AM CORENTIN AND I AM SEEING MYSELF#
>> I AM EQUAL AND ONE WITHIN ALL THESE EXPRESSIONS

I forgive myself that I allowed myself to be ashamed of my behaviour towards him when standing as glue, wanting him exclusively to be my friend and screaming it on the roofs.
I forgive myself that I allowed myself to use the empty word "friend" to justify my self abdication and to state my dedication to Corentin, instead of taking my self-responsibility about me "feeling alone", about me despairing being alone.
I forgive myself that I allowed myself to be depressed about being alone, to feel regret about being alone, to define myself as being alone, to connect sadness and despair to being alone.
I forgive myself that I allowed myself to define me according to what people would think about me, from the starting point of me stating that I am annoying, disturbing people by my only presence and so, trusting the ideas I have that someone would have about myself, which is not real.

Yesterday, I heard some words that disgusted me from my mother. She told simply about charity she would offer to people abroad. And punctuated with that thing : " as long as they stay where they are and don't come here with their problems, no problem". Pure shit. The natural she had to say that disgusted me. I tried to talk already before, but obviously nothing changed. All I can do now is to not participate within her delirium.
That is the moment when I said inside of myself : "I cannot continue to accept that."
And this is were I separated myself from her. This is where I let her on her road all alone. And where I feel regrets about being let myself down the road.

All the reasons are good enough for each one to separate and protect self-interest. In this, we are no more human beings equal and one. But mere mind projections.

I forgive myself that I allowed myself to reject people because they stand as separation.
I forgive myself that I allowed myself to experience guilt because I let my mother down her road of dishonesty and separation.
I forgive myself that I didn't allow myself to place myself as my mother and to react to what she is saying with anger.
I forgive myself that I allowed myself to believe that the situation was desparate, that she'd never change, which is expecting for change outside of myself.
I forgive myself that I allowed myself to expect from my mother to change because I realize that I am still reliant on her, that I still "need" her.
I forgive myself that I allowed myself to erase my presence when I react with anger to what she is saying.
I forgive myself that I didn't allow myself to consider my mother as equal to me and that I didn't allow myself to share me unconditionaly to her, self-realizations, self-honesty, self-responsibility.

So I will share. Do all I can do for her to take her self-responsibility. No more, no less.
By vanity - Posted in: in English
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Thursday 14 may 2009 4 14 /05 /May /2009 20:55
I have a lot to write, so much to do.
For now the FAQ translation has been stopped.

This week-end will be completely invested in news, one video I will place about opinions and process points that are recurring.

9 points left for the translation to be achieved.
By vanity - Posted in: in English
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Tuesday 12 may 2009 2 12 /05 /May /2009 22:24
Tellement d'expériences, de grandes et de petites en une journée, qu'il me faut impérativement en faire le tri et en laisser d'autres à plus tard.

Je parlerai donc des plus intenses.

Aujourd'hui, le juriste de mon travail est rentré - quelqu'un que j'apprécie pour son amour de la nature (particulièrement l'océan). Il rentrait aujourd'hui d'une visite qu'il a fait à son fils, dans une île défiscalisée où des stars ont leur domicile.
Je lui parlais de mon voyage prévu à Durban en juin, mon voyage à la ferme. Il ne s'agit que d'un détail, mais un détail d'importance pour moi. Alors qu'il m'annonça que c'était l'hiver en Afrique à la période où je partais (j'avais oublié ce détail), j'ai perdu "l'équilibre" en moi, et me suis soudainement senti mal à l'aise de cette révélation. Il affichait une mine déconfite, comme si c'était une erreur de ma part de partir à ce moment-là.
J'étais mal à l'aise, car, au fond de moi, je ne voulais pas quitter la Belgique (dont le temps est souvent à la pluie) pour une destination avec un temps identique à celui qui règne encore ces derniers jours.
J'étais déstabilisé. Et le fait est que j'attendais un sursaut de sa part pour me sentir mieux. J'attendais qu'il me dise que, finalement, ce n'était pas si mal. Ce qu'il fit. Mon malaise s'estompa.

Ce point m'a permis de réaliser que j'étais encore dépendant de ce que d'autres pouvaient penser de ce que moi je choisissais de faire, comme si j'étais moi-même dans "l'erreur" et que j'avais besoin d'une aide extérieure.

A la fin de la journée, cela se reproduisit encore alors que j'allais à mon cours de piano. J'y étais arrivé en retard croyant que je laissais à l'élève qui passe avant moi plus de temps pour répéter (car j'ai pris l'habitude de dépasser mon temps, comme il n'y avait pas d'élève après moi pendant encore 25 minutes de plus - je n'hésite jamais à m'entraîner plus, surtout sur un si beau piano). Je perçu mon professeur fâché de mon retard, sans qu'elle n'en dise vraiment mot. Si ce n'est que maintenant un élève devait passer juste après moi.
En face du piano, j'eus du mal à me concentrer. Mes erreurs étaient plus conséquentes que d'habitude et j'étais dominé par la malaise que j'avais à propos de mon "erreur" d'être venu plus tard exprès.
Le cours se passa. A mesure que je jouais, mon professeur semblait de meilleure humeur. Finalement l'autre élève n'était pas venu et je pu continuer à ma guise et à mon bon plaisir.

Ces petites histoires me montrent bien que je suis dépendant des gens alors que je crois avoir fait une "erreur" de jugement, une "erreur" de calcul. Je me blâme de ce que j'ai fais et je ne suis concentré que sur une idée de réparation de cette "erreur", mû par ce sentiment de regret et par cette envie de "plaire" à nouveau.

Je me pardonne de m'être permis de croire que quelqu'un m'est supérieur parce qu'il me montre que j'ai (peut-être) fait une erreur, parce qu'il affiche une mine que je me permet d'interpréter comme moi ayant fait une erreur, alors que l'erreur est existante en chacun de nous, donc je suis égal aux autres et non inférieur.
Je me pardonne de m'être permis de me juger sur une erreur que j'ai commise et de me concentrer sur la résolution de cette erreur A TRAVERS les yeux d'un autre, comme le reflet de qui je suis moi-même et non comme moi-même.
Je me pardonne de m'être permis de me blâmer de comettre des erreurs et de donner mon pouvoir à la personne qui met au jour cette erreur en voulant la résoudre à travers les yeux d'un autre, à travers l'agrément d'un autre, en acceptant de faire confiance à un autre pour moi régler cette erreur comme l'image de moi-même.
Je me pardonne de m'être permis de placer ma confiance en autrui alors que je fais une erreur, ce qui revient à abandonner mes responsabilités envers moi-même et à remettre mon sort entre les mains de quelqu'un d'autre car je me juge inférieur dans cet instant à celui qui me montre mon erreur.
Je me pardonne de m'être permis de me sentir inégal à autrui lorsque je commet une erreur.
Je me pardonne de m'être permis de me sentir inférieur à autrui lorsque je fais une erreur.
Je me pardonne de m'être permis de croire les sentiments de regret et de blâme qui m'enfouissent davantage dans mon erreur et dans mon sentiment d'infériorité.
Je me pardonne de m'être permis de me sentir médiocre en me laissant dominer par le regret et le blâme, me conduisant à me sentir inférieur à autrui et à lui faire confiance.
Je me pardonne de m'être permis de dépendre émotionnelement d'une autre personne pour me  faire sentir qu'il ny a pas de mal à l'erreur.
Je me pardonne de m'être permis de me laisser dominer par mes sentiments lorsque je fais une erreur.

Je suis qui je suis.
Je suis égal à moi-même. Je suis moi-même.
Je n'accepte pas que l'erreur que je perçois me façonne.
Je n'accepte pas d'être dominé par mes émotions.
Je n'accepte pas de dépendre d'autrui.
Je n'accepte pas de devenir mes erreurs.
Mon pouvoir est ici. Je suis ici.

Durant tout l'épisode du cours de piano, mon professeur encore une fois n'avait de cesse de me dire que j'étais un grand pianiste (je suis en 3e année). Elle est toujours très généreuse en compliments et j'ai appris à ne plus me fier à ses remarques, dans la mesure où elles sont extrêmement répétitives. Je n'ai rien de spécial.
Quelques compliments plus loin, je lui déclarai ceci : "Vous n'êtes jamais avare de compliments."
J'ai dû un peu la prendre au dépourvu, ou bien elle n'avait pas compris mes mots car il y eu une pause de quelques secondes. Puis elle reprit en me disant qu'elle n'avait pas l'habitude d'avoir de si bons élèves, que j'étais un très bon musicien, comme il en est de rares ici. Dans une optique comparative, je suis bien sûr plus doué que d'autres, comme n'importe qui. Mais sur le moment, je n'avais pas compris cela dans son message.
Je me suis aperçu en quittant l'académie de musique que la phrase "vous n'êtes jamais avare de compliments" signifiait en fait ceci : "je ne vous crois pas". Et plus encore je dirais : "je ne veux pas de vos compliments, arrêtez !"

Quand je lui avais lancé cette phrase, j'ai senti de la tristesse m'envahir.
En fait, cette phrase (qui était une plainte) me révéla que je me sentais mal à l'aise car je pouvais avoir quelques attributs, quelques atouts que je ne me connaissais pas.
Je ne voulais pas admettre que je valais quelque chose.
Je ne voulais pas accepter cette valeur particulière.

Et là je vis d'autres choses : toute ma vie n'a été qu'échecs répétés, commandités. Je me suis identifé à un loser, à être moins que rien, à n'avoir aucun intérêt, à n'avoir aucune espèce d'importance. Et là, en une seule fois, toute cette (précieuse) image fut mise en branle.
Comme si quelqu'un me prenait tout d'un coup dans ses bras, alors que je tentais de cacher ma peine, alors que je tentais de supprimer mes émotions.
Je me suis conditionné à voiler ce que je suis car je me vois comme moins que rien, dans une certaine perspective.
Et tout d'un coup j'ai une valeur particulière.

Cette phrase que j'ai prononçée avait pour but de détruire l'élan de la personne qui me montrait une certaine aptitude à faire quelque chose. Je voulais supprimer ces émotions.

Voilà comment des compliments provoquent chez moi un dégoût et une tristesse plutôt qu'une motivation.
Voilà comment il est difficile pour moi d'accepter des compliments.

Néanmoins, je ne crois pas aux compliments de mon professeur. Ces mots sont tellement souvent placés. Je suis convaincu que cela cache quelque chose.

Le pardon viendra plus tard. Mon passé est bien présent ici.
By vanity - Posted in: en Français
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